Non, Charlie ne peut pas mourir deux fois.



Charlie, merde.


Voilà un an exactement que des  fous de leur dieu ont détruit des vies en espérant tuer LA vie.
Pour ce que nous sommes, contre ceux qui voudraient poursuivre leur sinistre besogne, il faut continuer à être CHARLIE demain et après-demain. C'est vital !
Il n'y a pas d'échappatoire, sauf à leur trouver de pauvres excuses, à se trouver de mauvaises excuses.
Et concernant la sauvegarde notre patrimoine républicain, si j'étais un tant soit peu vulgaire, je dirais: " à tortiller du cul devant la laïcité on risque de prendre cher avant de pouvoir se retourner".
Bref, il faut lutter pour continuer à rire et à dénoncer.

En chanson, l'hommage de mes amis à Charlie pour ne pas abandonner un 
centimètre de notre liberté.



Paradoxe navrant, Jean-Louis Bianco (Pdt de l'Observatoire de la Laïcité) fait partie de ceux qui non content de renoncer à la laïcité, la dévoie par lâcheté.

Texte de Céline Pina (facebook)



Pour Jean-Louis Bianco, "Charlie hebdo est pire que le rappeur Médine."
On a envie de lui répondre que la plupart de ceux qui ont fait ce journal ne sont plus en vie et ne peuvent donc plus se défendre et le renvoyer ainsi à son indécence et à son inhumanité, Mais je ne suis même pas sûre que cela ferait taire ce triste sire.
Pour mémoire, le rappeur Médine appelle à crucifier les laïcards, à instaurer la charia et est inaccessible au second degré. Pas d'humour chez lui, c'est un islamiste, qui diffuse son idéologie via le rap. Il est toujours aux côté de ceux pour qui la République est un ennemi à abattre. Il influence beaucoup de jeunes (rarement les couteaux les plus affûtés du tiroir certes, mais c'est dire si sa zone de chalandise peut être vaste).
Charlie, lui, est un journal satirique. Il peut franchement tomber dans le mauvais goût, c'est même une de ses marques de fabrique. Ceux qui en sont les lecteurs comprennent et décryptent cet humour ravageur et irrespectueux. Ceux qui sont Charlie ne partagent pas forcément la ligne du journal mais pensent que cet humour dévastateur doit avoir sa place dans une société ouverte. D'autres ne comprennent pas cette forme d'humour et s'indignent de dessins qu'ils trouvent choquant et qui peuvent l'être, car ils oublient ce qu'est la satire, son rôle et son côté gargantuesque, mais ceux-là n'ont parfois pas les outils intellectuels pour faire ces distinctions. Ce n'est pas le cas de JL Bianco.
Médine est un islamiste, les journalistes de Charlie sont des démocrates, jamais je ne renverrai dos à dos, un propagandiste comme Médine et des esprits libres comme Charlie. Là où le premier fait de l'argent en s'attaquant dans ses textes à ce que nous sommes; les seconds ont vu la plupart des leurs mourir parce qu'ils portaient haut un idéal de liberté, de laïcité, une certaine idée de la République et que face à la lâcheté du discours des politiques professionnels, ils incarnaient plus ces principes que ne le font nos représentants.
Bianco a toute la culture et l'expérience pour faire preuve de discernement. En faisant cet amalgame, plus que douteux, il révèle sa véritable position: il n'est pas Charlie, ne l'a jamais été. Il a choisi son camp, et ce n'est pas celui de la République et de la laïcité.
Pour notre pays, pour nous, et peut-être même pour lui, il doit partir avant que de se discréditer totalement.


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