Amer Noir - Le jour où j'ai tué Staline


Amer Noir est disponible à la vente en librairie, chez la plupart des sites de vente en ligne et directement chez son éditeur (frais de port offerts) Catalogue ENB



La chronique de Marie-Hélène Fasquel sur le blog littéraire Fahrenheit 452


Une écriture fluide, un maniement subtil de la langue française. Voici l’histoire touchante d’un homme, Anton, qui se penche à la fin de sa vie sur ses souvenirs, plus ou moins imprécis :
« Qu’est-ce qu’il reste quand on commence à entrevoir le début de la fin ? »
Amer Noir est plus qu’un roman dépaysant. Il s’agit avant tout d’un bildungsroman, d’un voyage au cœur de soi-même à la recherche de ses limites. Un livre qui nous immerge dans une Russie dont nous, Occidentaux, ignorons tellement de choses, la Russie prérévolutionnaire… C’est la vision du petit père des peuples, dans sa jeunesse, lorsqu’on l’avait surnommé Koba et plus tard Staline, qui signifie « acier » en russe, à travers le regard du protagoniste, jeune homme bien implanté dans la bourgeoisie, milieu étouffant auquel il tente d’échapper par tous les moyens, pour suivre ses rêves. Don Quichotte d’une société archaïque, Anton, le héros / anti-héros, essaie de se réaliser. Son envie éperdue de ne pas mener une vie morne et insignifiante, quitte à tout perdre, est le point de départ de ses aventures. Les personnages sont tous intéressants car ils ne sont pas utilisés comme faire-valoir du personnage principal, qui tel un Dr Jekyll et Mr Hyde russe, évolue dans ce récit écrit comme une fable.
Ce texte nous rappelle subtilement le magic realism de Cent ans de Solitude. Un rythme mélancolique, un récit de vie et de mort, dévorant. Une véritable épopée qui restera longtemps gravée en nous, même si Staline est mort de sa belle mort…



 

Fahrenheit 452 : Autour des Livres: Chronique : Amer Noir, Le jour où j’ai tué Staline...

Fahrenheit 452 : Autour des Livres: Chronique : Amer Noir, Le jour où j’ai tué Staline...


Très belle chronique écrite par Marie-Hélène Fasquel et Thierry Erhart sur leur blog littéraire "Fahrenheit 452". Pour les plus curieux d'entre vous, j'ai aussi répondu à leurs questions (pertinentes) dans une interview qui je l'espère, vous intéressera.

Bashung, l'hommage d'un Ours

Quand l'Ours évoque le grand Alain Bashung, il le fait forcément mieux que moi.
Alors, je lui laisse la (belle) parole ...






Afin que "Perse" le mystère (ballade Irlandaise)

Killarney 1976 - Roman - Joël Macron


Afin que "Perse" le mystère (Ballade Irlandaise)


Lorsque Joël Macron ouvre un carton, il en tire bien plus qu'un banal lot de souvenirs à épousseter. Il nous transporte en l'espace de quelques lignes jusqu'au cœur de l'Irlande de 1976, si proche avec ses paysages aux couleurs immuables, si loin en regard d'une époque largement révolue. Mais ce "voyage de retour" ne saurait s'arrêter là…

À travers ce court roman en pleins et surtout en déliés, le lecteur partira à la recherche d'un temps perdu et d'un autre qui pourrait se révéler à lui. Sur les pages de Killarney 1976,  la nostalgie pointe un peu partout, souvent à fleur de peau. C'est d'abord la douce nostalgie des amis d'avant, ceux d'un printemps de la jeunesse où les pubs minuscules sont des havres de paix (intérieure). Dès qu'il s'écarte de la lande et de la houle, le récit nous rappelle ou nous apprend beaucoup du contexte politique d'une époque où Giscard était au pouvoir et frayait sans complexe avec un Shah… tyran.

C'est d'ailleurs du côté de la Perse que Killarney emprunte une autre voie, celle d'un roman exploratoire, d'une fable qui nous parle de pays lointains, d'OVNI inexplicables et de phénomènes inexpliqués. Pour cela, il fallait un messager, un personnage haut en couleurs qui embrasse les souvenirs autobiographiques de l'auteur alors jeune assistant de français. Ce sera Mano, Iranien de passage à Killarney. Mano, c'est l'homme protée par excellence : savant presque universel, activiste politique, aimable compagnon de route, pygmalion sur les bords et enfin, guide éclairé des mystères de l'univers. On s'attache d'emblée à ce personnage éthérée qui se mêle aux réalités plus terre à terre du narrateur. C'est la figure même de l'"étranger" qui peut marquer le cours d'une vie.

Killarney 1976 est une fausse histoire vraie à moins que ce ne soit l'inverse. C'est une chronique humaniste faite d'entrelacs entre le présent et le passé, entre les souvenirs réels et inventés, entre la physique quantique, la géopolitique, les mondes parallèles improbables et l'amitié la plus tangible. L'agencement très subtil de l'ensemble en fait un roman original tant par sa construction que par son propos.

Dommage qu'il y ait comme un léger sentiment d'inachevé à la lecture de cette escapade irlandaise, l'impression de rester à quai en voyant le ferry s'éloigner en même temps que les étoiles... filer.
Reste qu'une fois ouvertes, les boîtes à souvenir(s) de Joël Macron se lisent d'un trait - du trait de sa plume alerte – et qu'il est vraiment bon de les savourer.

"Bœufs & Musqués" Expédition Dovrefjell/Smola (Norvège) Fev-2018

Nous sommes partis en février dernier de Grenoble, 2800 km de route pour rejoindre Dovrefjell et ses bœufs musqués (à skis) puis l’île de Smola et ses aigles. Une expédition riche en découvertes au milieu de paysages extraordinaires.

Pour la B.O, je tiens à remercier Satellite Jockey qui nous offre les super chansons de son dernier album "Modern life vol.2"



L'expé dans sa version courte (5min)


Mots d'émois (le livre)


Mots d'émois

...est désormais disponible en format poche ! Un joli cadeau "inspiré" à offrir ou à s'offrir.
Ce petit livre rassemble mes émotions en mots et en images.
Des textes courts - Des histoires (3 micro-nouvelles) - Des poèmes - Des photos en noir et blanc de mes impressions de voyages.

(De nos silences)


(De nos silences)

Entrée, plat, fromage, dessert. La vie ne serait au fond que la répétition d'un repas plutôt roboratif. Moi qui suis d'un naturel gourmand, je me garde toujours une place pour la cerise sur le gâteau agrémentée d’un nuage de chantilly. La cerise, la chantilly, c'est sûrement ce qu'il y a de meilleur dans la vie. Enfin, dans la mienne et peut-être aussi dans la sienne.

Wild Idea - Dan O'Brien


Wild Idea - Dan O'Brien

"Wild Idea" aurait pu être un magnifique conte écologique et humaniste. C'est bien mieux que ça ! Tout ici respire l'authenticité.


Dan O'Brien, est peut-être le seul type vivant capable de réconcilier un misanthrope (moi) avec l'humanité (vous, j'imagine). Je me lance rarement dans les éloges littéraires, mais Wild Idea est un livre qui vous donne envie de manger la vie comme on savoure un morceau de bison sauvage préparé avec amour. Avec tout le respect dû à la nature et à l'animal, avec gourmandise et enthousiasme, avec le sentiment que notre Monde peut encore exister en mêlant les voies de la passion à celles de la raison.

Des draps défaits


Des Draps Défaits

Le coup de fil avant le coup de sang,
Les gosses après l'école,
Les courses avant la maison,
Le biberon après la course,
Le bureau avant les comptes à rendre,
Le client après les heures de bureau,
La réunion de crise après la crise, 
La culpabilité avant que le glas ne sonne,
Et la peur après toute chose.

Triste sort que celui des amants qui n'ont pas le temps.


Photos tirées des "Amants" de Louis Malle

Modern Life vol​.​2 par Satellite Jockey

Le son, du bon son comme on les aime mais pas que le son. Je veux dire par là que "La vie moderne Vol.2" selon les Satellite Jockeys, ce sont des morceaux de musique ciselés, 11 chansons d'électro-pop à la légèreté acidulée et à consommer la tête dans les nuages.



Pour écouter et/ou se procurer l'album (à pas cher) c'est par-là !

https://satellitejockey.bandcamp.com/












Une lettre dans le jardin



Une lettre dans le jardin

Sur le fil brûlant des confidences qui nous lient,

Je troublerai l'ordre établi de mes pensées,


Dans ce jardin où tu es la fleur qui me lit,

Je donnerais tant pour renverser le sablier.


Je raviverai les flammes et je me ferai beau,


Je dirai mille caresses à glisser sous ta peau


Animé par l'espoir que tu les prennes au mot.


Et si je crains que ton silence ne soit trop fort,


Je rêve que tu me murmures "encore et encore".






La jeunesse de Staline



Le Jeune Staline
(Titre original : Young Stalin)
Simon Sebag Montefiore
Editions Calmann-Levy  - 2008
(Grand prix de la biographie politique 2008)

Bien sûr, on pourrait arguer que l'on connait déjà la suite et la fin de cette biographie, que le méchant a tous comptes faits, trop de sang sur les mains pour que l'on se penche sur sa jeunesse sans risquer une mansuétude mal venue. La tentation légitime serait de le laisser croupir dans la fosse aux monstres et… basta!
On aurait tort parce que c'est son histoire personnelle qui nous mène jusqu'à l'Histoire, parce qu'il nous faut découvrir le chemin pour éclairer le tableau, la tragédie, le mythe.
On aurait vraiment tort, parce que "le jeune Staline" est un bouquin tout bonnement, passionnant. "Le jeune Staline" est bien plus qu'une bio extrêmement fouillée, précise, forte de documents nouvellement exhumés des archives soviétiques. C'est bien plus que le roman vrai de la jeunesse d'un tyran. Simon Sebag Montefiore  délivre là, une œuvre littéraire foisonnante qui n'a rien du pensum savant-barbant, au point  qu'il devient difficile de lâcher le livre tant on est pris dans la folie ambiante de la pré-révolution Russe, épique époque à travers laquelle on suit pas à pas le parcours de la Brute et de ses truands.

De la raison en politique ne resterait-il que des cendres ?


La raison et les cendres


Facebook et les réseaux sociaux en général sont le théâtre de l'expression d'opinions politiques tout azimut. C'est devenu un champ de bataille (de massacre) un lieu de prosélytisme pour un parti ou un candidat. Je suis un vieux singe qui a du mal avec les avis toujours tranchés et sans nuance que je lis ici-bas depuis des mois. Comme si c'était noir ou blanc, les méchants contre les gentils. Comme si les programmes des uns et des autres étaient à pendre pour argent comptant. Comme si l'on avait rien retenu, rien appris de l'histoire politique des décennies passées. Prendre du recul, relativiser, être toujours dans le doute et la nuance parait hors de portée des thuriféraires de tel ou tel. Nombre de personnes qui me paraissaient autrefois dans la retenue et la réflexion frôlent l’hystérie dès lors qu'il s'agit de politique. à longueur de post je ne lis que la haine, l’opprobre et le bashing.
J'avoue que ça me désole au plus haut point, je ne dois pas être assez binaire pour tout jeter ou tout prendre. Je ne suis pas non plus un enfant que l'on nourrit de fables concoctées dans les arrières cuisines de droite ou de gauche ou d'ailleurs. Je sais respecter les opinions à partir du moment où on ne veut pas me les faire passer pour des vérités intangibles. D'ailleurs, j'ai pris autrefois une carte dans un parti politique, pour voir et pour être "utile", éventuellement. Je n'ai trouvé qu'une bande de moutons décérébrés qui marchaient comme un seul homme derrière le prêt-à-penser distillé par une chapelle ou une autre. Pas question de mettre en doute la bonne parole, de donner (ne serait-ce qu'une fois) raison à l'"ennemi" et cela même à l'intérieur du même parti. J'ai tenu 3 semaines.
Pour autant, je vais voter comme toujours parce que c'est à la fois mon droit et mon devoir. 

Mais vous n'aurez pas la couleur de ma voix, car je ne veux pas alimenter la rivière d'invectives qui me fait parfois douter de notre société...avancée.

Détour et des tours en traîneau à Zaraïsk (Russie)


La Russie, Zaraïsk, en Traîneau


Après la Laponie suédoise puis la Norvège, l'idée m'est venue de découvrir un peu du cœur de la Russie en hiver et bien entendu… aux commandes d'un traîneau à chiens.

En février dernier, je suis passé de l'autre côté de l'image d'Épinal faite de forêts de bouleaux et de rivières gelées. Car c'est un fait : une fois sur place, la réalité ne manque jamais de tordre le cou à l'imagination (la mienne en particulier). Elle se charge de rafraîchir aussi bien les sens que l'esprit, de couper court aux lieux communs et c'est bien mieux comme ça.




Big Fernand ou quand trop de marketing tue le marketing


 Big Fernand ou quand trop de marketing tue le marketing



Centre-ville de Montpellier samedi dernier sur les coups de midi. Chaleur printanière. Grosse flemme familiale et le chien à caser. Suffisamment de mauvais prétextes pour choisir de se bâfrer un burger en terrasse. Hasard de nos pas, on tombe sur l'enseigne Big Fernand, inconnue au bataillon jusqu'alors. Bon choix ! Moi qui pensais en avoir déjà vu pas mal question concepts, je n'imaginais pas que j'allais bientôt toucher au grandiose dans le rôle du bozo de service.

La Vassilopita


La Vassilopita 

C'est le gâteau grec que l'on prépare traditionnellement lors du nouvel an orthodoxe.
Mais bon, les gâteaux, quand c'est bon, ça ce mange en tout lieu et toute circonstance !
D'autant que cette recette de Vassilopita ne se fout pas de la charité*, elle est super facile à faire et le résultat est extra. Un gâteau moelleux, pas lourd et goûteux.
Il y a apparemment 36 façon de le faire, certaines plus orthodoxes** que d'autres, mais celle-ci me plait donc...

Merci à Corine pour l'idée et à sa copine Elisabeth pour cette super recette.

* j'ai un tout petit peu honte
** de toute façon j'avais déjà honte au premier asterisque

Recette de la Vassilopita


L'effet d'éphéméride



Video courtesy of Pekka Veikkolainen

L'Effet d'Ephéméride

Oublier le repas du soir sur la table,
Refaire de tête la somme des années,
Et s'il le faut, repousser le point du jour
Pour trouver une phalène ordinaire
Accrochée au fil ténu de sa vie.
Au fond du jardin, danser sur ses ailes graciles,
Attention, fragiles.

L'heure est venue des perceptives passagères,
Celle d'éteindre ses lumières,
Lors une dernière nocturne,
Pour une première nocturne.
Le moment est venu de rejoindre l'endroit précis
Où les langueurs d'une vie
Ne valent ni plus ni moins,
Que les raccourcis virevoltants du papillon d'une nuit.

Ça y est, c'est fait.
Il est temps d'arracher les dates de papier passé,
Les jours d'enfantement
Comme les parties de pêche,
Toutes miscellanées de l'existence.

Faire voler les feuilles par dessus tête,
Depuis la saint-Papillon-de-Nuit
En passant par la saint Julien tu n'iras point
Depuis la saint Enfants Terribles,
Jusqu'aux saints Hommes renonçant.
Et rencontrer pour une fois:
L'effet d'éphéméride.

"J'arrive où je suis étranger" Aragon par Papillon Paravel


"J'arrive où je suis étranger"


Louis Aragon par Papillon Paravel pour en partager l'émotion.
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger

Mousse Ô Chocolat


Recette de la mousse au chocolat

...Quand la simplicité tient lieu de mantra.
...Quand la banalité se fait exceptionnelle.

Laisser fondre une (belle) cuillérée de mousse au chocolat dans sa bouche, c'est la garantie d'un plaisir hautement régressif mais incomparable. Pour les épicuriens de la tablette, les accrocs de la fève tels que moi, se laisser tomber dans une bonne mousse au chocolat tient de l'Expérience avec un grand E.
Pour les autres (ceux qui ne peuvent pas comprendre): Ayez pitié, abandonnez-moi votre part !
Ceci dit, pour atteindre la complétude, il en a fallu des tentatives.
Et à la fin des faims, il y a cette recette toute simple qui me donne vraiment satisfaction, au point que je n'éprouve aucune envie de l'améliorer.

Destin de carte postale


Ce projet fait (co)exister l'art sur les deux faces d'une carte postale.
6 artistes provenant d'horizons très différents ont exprimé leur talent à partir de mes mots et au bout de ce voyage artistique, la réalité a fini par rejoindre la fiction. 
12 Destinations autour du monde, autant de petites histoires à raconter et au bout du compte, 36 cartes originales à découvrir.
Je vous souhaite bon(s) voyages(s),



Si vous souhaitez acheter des cartes postales rendez vous ici
( ou vous pouvez me contacter par e-mail pour un paiement par chèque

Point de vente des cartes postales
CROLLES (38920) LIBRAIRIE DU GRESIVAUDAN 




From our silences


(From our silences)

Starter, main, cheese, dessert. Life will only ever be, deep down, the repetition of a rather invigorating meal. As a natural food-lover, I always leave myself room for the cherry on the cake, livened up with a cloud of Chantilly cream. The cherry, the cream, that’s surely the best there is in life. Well, it is in mine and maybe also in yours.
She’s called Lucie L. We met on the internal network not so long ago. We work for the same large IT company, neither in the same place nor in the same position. She’s at the head office and makes sometimes “strategic” decisions. I’m outside Paris, and I content myself with spitting out lines of code, for a bit too long for my taste. If, in a burst of spontaneity, she admitted to watching her forty-ninth birthday like foreboding of an announced disaster, for a reason which escapes me I avoided the subject of my very late thirties.

Blueberry, intégralement


Replonger dans les aventures du Lieutenant Blueberry, alias "Nez cassé" et ne pas le regretter.


Si ce n'est pas une madeleine, ça y ressemble. Le problème avec ce genre de gâteaux c'est qu'ils ont vite dépassé la date de péremption. Or Mike Blueberry n'a rien d'un vieux biscuit rance, tout au plus le Lieutenant rebelle a pris quelques rides mais croyez-moi, le bougre n'a rien perdu de sa vitalité légendaire (comment fait-il ?) Il faut dire que le gars de l'Ouest était bien né sous les plumes d'indiens tels que Charlier au scénario et Giraud/Gir au dessin.

Lieutenant Mike Blueberry


Mon adolescence étant de l'histoire assez ancienne, c'est avec un œil neuf que j'ai redécouvert les 23 volumes de la série "régulière".

Le corps des femmes


LE CORPS DES FEMMES

par Karine Miermont - Ecrivain


Ce "jour du voile pour toutes" à Siences-Po ne m'a pas surpris plus que ça. Cette aberration était inscrite dans l'air du temps. J'allais écrire mon effarement devant ce phénomène lorsque j'ai découvert ce texte sur la page facebook de Karine Miermont. C'était parfait. Je n'aurais pas pu mieux dire, alors autant le publier tel quel (avec son autorisation).

Photographie de Werner Bischof

Aujourd'hui, ce matin, à partir de 8h, des étudiants de l'école Sciences-Po de Paris ont prévu un "Hijab day" comme ils disent, un jour du hijab donc (en anglais, c'est comme pour les chansons, le marketing et la communication, on dirait que c'est toujours mieux, plus moderne/dans le coup/"in" donc). Il s'agirait de "décence", de "respect de l'autre", d'"échange" et de "compréhension mutuelle", il s'agirait de "démystifier le tissu", car "Il y a autant de voiles que de femmes. C’est la personne qui le porte qui donne une signification à son vêtement, et elle est la seule légitime à le faire." 

Expliquez-moi !


Expliquez-nous !

Gérald Roux


Ben voilà, j'ai fini par l'avoir entre les mains. C'est un bouquin pas si gros histoire de mourir un p'tit moins stupido (pas très difficile pour ma part). 
Au chevet de mon ignorance, vient ce vieil ami de quelques rides qui va m'expliquer en deux pages bien troussées et un dessin/graphique aussi clair que possible, 50 mots ou expressions inscrits dans l'air du temps. "Expliquez-nous" traite de thèmes ou de concepts parfois complexes qui méritent bien cette petite mise au clair.
Car si on se la joue, si on se la "pète" parfois entre amis autour d'un verre de sancerre, il faut avouer qu'on est parfois un peu secs, pas si sincères en fait.

Quand l'auteur est en caddy

Over and Over, vl'à le printemps

Voilà le printemps !
Se retrouver à poil dans la pampa.
Se retrouver enfin soi-même. 
Sous ses pieds nus ressentir les vibrations de la terre.
Se découvrir, courir la bite à l'air, les miches à tous vents pour celles qui préfèrent.


Et avec Jean-Louis Murat dans les oreilles







Ma pâte à pizza en mode "Bambino"



Mettre ses mains dans la pâte à pizza, c'est s'attaquer à un tabou ultime en version "royale" avec des câpres comme s'il pleuvait et des tranches de speck sur les bords.
Ben tant pis, je m'y colle quand même parce que je suis content de ma pâte. Franchement, il n'y a pas de compétition possible avec les pâtes prêtes à l'emploi. C'est juste incomparablement meilleur et ce n'est pas du snobisme de le dire. Bien sûr ça prend du temps (1 bonne demi-heure de préparation) mais ça vaut le coup.
Est-ce que j'ai trouvé une recette révolutionnaire ? Non, mais après de nombreuses tentatives et autant de petites améliorations, j'ai fini par obtenir une pâte à pizza dont on me dit qu'elle est vraiment bonne, à la fois légère et croustillante.

C'est parti pour une pâte à pizza pour 4 personnes (ou pour 2 gros morfales).


HSBC la banque du (quasi) proto hipster


HSBC et le point de détail.

Petite récréation pour les fins observateurs de la vraie vie et de celle que nous présentent les gentils publiciteux.



Le dernier spot HSBC en date est destiné à nous vendre des sous, plein de sous pour tailler la route dans une caravane vintage retapée en dehors des heures de brain storming dans l'open space plein d'amis-plus-que-des-collègues d'un monsieur barbu mais vachement content, ce qui je vous l'accorde n'est pas incompatible (c'est de la pure de jalousie, oui !).