Faune en Belledonne (col des Mouilles)

Quand  mes pièges photographiques ne se contentent pas d'observer les Lupus !

8 Mois de vidéos en quelques minutes

Une Montagne De Portraits


Tomber sur un cadre de tableau vide, destiné à la décharge et lui imaginer un usage inédit, en relation avec la montagne et les randonneurs que j'y croise toute l'année. Voilà la genèse du projet "Une Montagne De Portraits". L'idée est de réaliser la plus vaste galerie de portraits possible à travers ce cadre avec pour toile de fond, le massif de Belledonne. Ces montagnes, je les parcours du Nord au Sud depuis de très nombreuses années en compagnie de Django mon border-collie.

Ceux qui plongent par Nathalie Bianco


A travers ces mots aussi justes qu'élégants, Nathalie Bianco, a su saisir ces moments imprudents de l'enfance, de ceux dont il ne faudrait jamais se séparer.

Dans chaque endroit où il y a du soleil et de l’eau, il y a des gamins qui plongent. J’ai toujours adoré les regarder. Dans chaque port, dans chaque étang, chaque eau, même polluée, même au milieu des flaques de gas-oil, on trouve les mêmes mômes en slips, libres et heureux de faire les cons. Parfois, un peu plus loin, il y a pourtant une piscine, une plage, propre, surveillée, où les baignades sont autorisées, mais c’est sans doute moins drôle. 

Je me souviens en particulier de ceux d’Ischia, au large de Naples, qui plongeaient dans le petit port. De temps en temps, ils se faisaient tancer par les plaisanciers, mécontents de les voir s’approcher trop près des bateaux. Alors, ils baissaient les yeux, prenaient un air coupable et s’éloignaient un instant de la jetée. Et puis, quand les adultes étaient retournés à leur indolence, ils prenaient leur élan et sautaient à l’eau. 

Le lapin crétin et Salman Rushdie


Quand les Ténèbres sont comme un lapin pris dans les phares des Lumières (désolé pour le lapin qui ne mérite pas cette comparaison)
Ce crétin d'islamiste - un pléonasme je sais - qui s'est vu en héro exécuteur des basses œuvres tout en n'ayant pas la dignité élémentaire de reconnaître son acte ( invraisemblable plaidé non-coupable)  a surtout réussi à saboter sa propre mission pseudo-divine. Non seulement Salman Rushdie a la peau dure, mais son œuvre libératrice va être lue comme jamais elle ne l'a été !

Les loups se baladent aussi en journée

 


Les loups se baladent aussi en pleine journée

Mon couple de loups en Belledonne, je les observe dans mon secteur par caméras interposées depuis février 2022.

S'ils sont passés et repassés des dizaines de fois devant mes pièges photo en profitant de l'obscurité, il leur arrive aussi de sortir en plein jour, pour chasser ou pour se déplacer tout simplement.

J'ai compilé ces moments précieux sur une courte vidéo. Des passages de jour entre février et août 2022.



Vies de Forêt


Vies de forêt

Karine Miermont 

Editions L'atelier Contemporain - 2022

Ce n'est pas un roman ou un recueil de nouvelles. Pas un essai ni même un documentaire. C'est un livre de magie(s).
Dès que l'on plonge à l'intérieur de ces "Vies de Forêt", les mots de Karine Miermont se fondent immédiatement dans la nature.  Ils leur arrivent aussi de se jouer du temps qui passe ou de celui qu'il faisait. Ils prennent alors des formes d'arbres centenaires, témoins d'anciens drames de l'hiver. Quand ils ne livrent pas les histoires intimes de ce petit pays des Vosges, les mots se prennent parfois à bramer dès la tombée du jour. Ils se métamorphosent en grands cerfs, avant de jouer à chat-perdu ou à chat-retrouvé. Chaque phrase (toujours courtes, comme des incises) va révéler les formes d'un animal sauvage ou le frissonnement d'une plante sous le vent. D'autres mots glisseront sur les saisons comme l'eau vive du torrent. D'autres encore porteront la parole des hommes de là-bas, ceux qui à voix basse nous accompagnent sous les frondaisons.

Blueberry et l'art de la miniature chez Jean Giraud (GIR)


Blueberry, l'art de la miniature chez Giraud

C'est dans l'exploration des détails les plus ténus que je savoure pleinement "mon" Blueberry, que j'éprouve la sensation quasi égoïste d'en tirer le meilleur du meilleur.

Lorsque l'on ouvre un album de la saga, le génie de GIR/Giraud va littéralement nous saisir à travers les gros plans expressifs et justes, le réalisme des scènes d'action, les paysages somptueux de jour comme de nuit ou encore la composition quasi cinématographique de chaque case. 

Il y a un autre domaine qui distingue GIR dans Blueberry de la plupart des dessinateurs, c'est son art de la miniature poussé au plus haut niveau. Quand je dis "art" c'est à dessein, car même cet immense artiste ne l'a pas toujours maîtrisé ou exploité sur certains albums de la série. Parti à la recherche de ces perles qui ne sautent pas forcément aux yeux, j'ai constaté que les miniatures ou les scènes d'arrière-plan (à l'exclusion des paysages bien sûr) contenues dans les premiers albums n'étaient pas très abouties au même titre que l'ensemble du dessin d'ailleurs. Plus étonnant le même constat est valable pour la fin de la série. Là où il utilise la plume, la miniature change de nature, elle se fait moins précise, plus impressionniste. L'imagine que c'était là le choix du maître. Toujours est-il que ces moyens ou petits dessins supportent moins le regard précis du lecteur/observateur et encore moins le grossissement du scanner.

De ce fait, j'ai commencé ma compilation non exhaustive et surtout pas objective à partir de "La piste des Navajos" avec 1 seule extraction pour terminer le travail avec "le bout de la piste". Les albums où j'ai trouvé le plus grand nombre de miniatures et ou le choix s'est avéré difficile se situent au cœur de la saga.

J'ai choisi d'expurger les bulles de dialogues des extraits de dessin sélectionnés pour redonner à ce travail d'orfèvre toute sa dimension.

Oui, la beauté se trouve souvent dans les détails, pour peu que l'on plisse un peu les yeux.

Des miniatures Sur YOUTUBE



 

 

 

 

 


 



Comme Flocons en Suspension


Une longue nouvelle écrite durant la période de confinement qui évoque un autre confinement, Scandinave et enneigé. J'ai d'abord édité ce texte sur ma page facebook (Eric Tchijakoff Auteur) chapitre après chapitre sous la forme d'un feuilleton rédigé au fil des jours. 

Nous sommes au cœur de la Norvège, trois hommes, se retrouvent pour une aventure de fin de semaine, une virée à ski dans un refuge perdu au milieu d'un parc naturel. L'hiver est doux cette année-là, mais cela va changer du tout au tout. Jonas, Erlend et Oleg vont devoir faire face à l'isolement forcé. Mais pour combien de temps ?

Leur Monde d'après ? Non merci !



"Sous prétexte de vouloir éradiquer la mort,
On ne parviendra qu'à rétrécir la vie."

Il semblerait que nous devons nous préparer au Monde d'après. Ce Monde nous est promis par les spécialistes de la santé publique et par tous ceux qui veulent à n'importe quel prix notre bonheur collectif. Il va falloir changer, nous adapter à un Monde virtuel de confinés la plupart du temps assis devant notre écran à chatter, sans interactions sociales (réelles), sans voir la vie au dehors, sans la nature, sans sensualité (on en perdrait le sens tactile) sans bouger, sans se rencontrer, sans se découvrir, sans baiser (on n'en parle jamais). Plutôt crever ! 
D'ailleurs, c'est ce qui se passe pour les vieux, ils crèvent de chagrin plutôt que d'une mauvaise grippe, mais ils vont ainsi pouvoir gagner 6 mois de désespérance de vie. Se préparer à un Monde où préserver la santé serait devenu l'alpha et l'oméga de nos vies, non merci ! 
Un Monde où tu devrais survivre sous médocs parce que tu ne bouges plus ton cul et que tu ne vois plus le soleil autrement que dans les pilules que t'as fourgué ton Doc tout puissant, non merci !



Enterre mon cœur à Wounded Knee


Enterre mon cœur à Wounded Knee

Dee Brown

La littérature exerce le pouvoir illusoire de faire revivre, le temps que tournent les pages, ceux qui ne méritaient pas d'être effacés de l'Histoire.
Dès lors, il est difficile de refermer LE livre des indiens d'Amérique sans les condamner à nouveau à l'oubli, sauf à reprendre inlassablement le chemin de leurs épreuves depuis toute la première ligne du tout premier chapitre.


D'Enterre mon cœur à Wounded Knee, se dégage le parfum souvent acre d'une authenticité à mille lieux de toute sorte de folklore et cette authenticité a fini par me prendre aux tripes. Car si on connait tous l'histoire des Indiens dans les grandes largeurs et le sort que le peuple des Blancs leur a infligé, en être le témoin impuissant durant les 20 ans que dure la chronique de cette "histoire américaine" est simplement, bouleversant.

Amer Noir - Le jour où j'ai tué Staline



Quand on a 17 ans, croiser le regard d'un bandit de grand chemin qui ne s'appelle pas encore Staline peut changer le cours d'une vie. Quand dans le même temps, on veut tout abandonner pour une fille qui prend la pose contre une poignée de kopecks, on va au-devant des gros problèmes.

The Carrot Cake (le bon gâteau aux carottes)


The Carrot Cake 

(LE gâteau aux carottes)

D'emblée, je rassure tous ceux qui n'aiment pas les carottes, le Carrot Cake (gâteau aux carottes) n'a pas le goût des carottes vichy ! Ici, la carotte devient autre chose, comme un ingrédient du grand tout, nécessaire mais presque invisible. En revanche, que ceux qui n'aiment pas les épices fuient ce gâteau. Car des épices il y en a. Un peu, pas trop, mais suffisamment pour enchanter ce délicieux "cake" que j'avais découvert en Angleterre dans les années 80.
J'ai essayé d'aérer la recette que j'ai trouvée sur le Net, d'y apporter une petite touche perso et je donne ici les proportions d'un gâteau pour 6 personnes et c'est déjà pas mal.

Du harcèlement aux harceleurs


Que pour une fois, on donne la parole aux harceleurs !

J'en ai vraiment ras la casquette d'entendre depuis des années, dans tous les médias, sur tous les plateaux télé, des victimes qui doivent s'expliquer et face à elles, des psy, des sociologues qui s'évertuent à justifier leur statut de victime. Il serait grand temps de remettre les choses dans le bon ordre car il n'y aurait pas de victimes sans harceleurs. Donnons enfin la parole aux bourreaux et interrogeons leurs motivations. Pourquoi font-il chier les plus fragiles ? Comment choisissent-ils leurs victimes ? Pourquoi suivent-ils les pas de petit(e)s saligauds qui pourrissent la vie d'autres qui n'ont rien demandé ? Pourquoi choisissent-il le camp du mal plutôt que celui du bien ? Quelle sorte d'éducation, quelles valeurs leur a-t-on inculquées pour qu'ils puissent agir ainsi ? Seraient-ils prêts à subir les conséquences de leurs actes ? etc...
Je dis ça par expérience car (il y a longtemps), j'ai du mettre au pas un petit con de harceleur, fils de bonne famille mais bien pourri de l'intérieur, un petit lâche qui menait une bande de petits lâches comme des chasseurs qui n'abandonnent jamais leur proie. Je lui ai expliqué droit dans les yeux à deux centimètres de sa tête de nœud qu'avec moi la donne allait changer s'il ne faisait pas profil bas. La méthode vaut ce qu'elle vaut mais je n'en ai jamais plus entendu parler, comme s'il s'était littéralement évaporé dans la nature. Le problème est que j'aurais préféré qu'un autre que moi le fasse à ma place et d'une autre manière (on a rarement de bonnes manières lorsque l'on touche à ses enfants), ses parents, ses éducateurs par exemple.

(De nos silences)


(De nos silences)

Entrée, plat, fromage, dessert. La vie ne serait au fond que la répétition d'un repas plutôt roboratif. Moi qui suis d'un naturel gourmand, je me garde toujours une place pour la cerise sur le gâteau agrémentée d’un nuage de chantilly. La cerise, la chantilly, c'est sûrement ce qu'il y a de meilleur dans la vie. Enfin, dans la mienne et peut-être aussi dans la sienne.

Shakespeare in Love VS Moulin Rouge, une histoire de plagiat ?

Shakespeare in Love VS Moulin Rouge, une autre histoire de plagiat (J'ai la berlue ou bien ?)


Ces deux films figurent parmi les tops de ma vidéothèque et je les revoie régulièrement sur ma télé. Mais hier, pendant la vision de Shakespeare In Love (que je n'avais pas revu depuis un bon moment) j'ai eu une révélation pas divine, mais cinématographique. Dans de nombreux plans, il m'a semblé criant que Baz Luhrmann s'était inspiré pour son Moulin Rouge de John Madden, voire plus que ça ! A mes yeux, ça ressemblait comme deux gouttes d'eau à du plagiat tant la ressemblance était frappante. Non pas que les scènes soient formellement les mêmes car le contexte, l'époque et les intrigues sont bien différentes, mais à l'intérieur de certaines scènes la technique filmique de Moulin Rouge était intégralement copiée sur Shakespeare In Love. Que ce soit, la progression dramatique, la place de la musique, les mouvements de caméra, le jeu des acteurs (en couple), jusqu'au phrasé des dialogues, tout semblait pompé et adapté tel quel au contexte de Moulin Rouge !! N'étant pas un pro du cinéma, j'ai douté de moi jusqu'à ce que ma femme qui connait bien les 2 films confirme mon impression à l'instant T. J'ai google-isé dès la fin du film pour vérification et je n'ai trouvé qu'un lien sur le Washington Post qui disait exactement la même chose.
C'est assez troublant et même un peu dérangeant de s'apercevoir qu'un film qu'on adore (Moulin Rouge) a trop souvent des air de copié-collé.

Mais, tel un David Vincent de base, j'espère ne pas être le seul au monde à avoir découvert l'horrible vérité !



Libertés plurielles autour d'un burkini - Tribune de Jacques Variengien


Libertés plurielles autour d'un burkini


Cette histoire de piscine à Grenoble est finalement très intéressante du point de vue théorique, et donc pratique. Si l’on accorde aux mouvements de gauche qui soutiennent l’Alliance Citoyenne à l'origine de cette protestation, une logique (il faut toujours le faire), alors il faut chercher ce qui nous divise. Ces mouvements sont antifascistes, antiracistes, contre l’antisémitisme (discutable je vous l'accorde ), on devrait donc légitimement se retrouver. Or ce n’est pas le cas et je le déplore et ne m’y fait pas. Après réflexion, il me semble que ce qui nous sépare, a minima, est la compréhension que nous avons de la liberté de conscience.

Impressions lumineuses


Aux extrémités du jour le souffle coupé toujours un passionné regard porté sur l'immensité du ciel pour capter des effets de lumières qui ne laissent jamais indifférents et qui ne lasseront jamais nos âmes sensibles à tant de beauté. Du lent et discret lever du soleil de l'aube vers sa disparition fatale, brutale et explosive dans les tons du soir, du jour naissant vers celui qui se meurt, quand les étoiles se lèvent et que les agitations se taisent la page se tourne et laisse place aux espoirs de lendemains plus enchanteurs encore.

Sur quelques merveilleuses montagnes et glaciers de Savoie. Tarentaise.

Par Sylviane - Réponse des Hauteurs

Fahrenheit 452 : Autour des Livres: Chronique : Amer Noir, Le jour où j’ai tué Staline...

Fahrenheit 452 : Autour des Livres: Chronique : Amer Noir, Le jour où j’ai tué Staline...


Très belle chronique écrite par Marie-Hélène Fasquel et Thierry Erhart sur leur blog littéraire "Fahrenheit 452". Pour les plus curieux d'entre vous, j'ai aussi répondu à leurs questions (pertinentes) dans une interview qui je l'espère, vous intéressera.

Bashung, l'hommage d'un Ours

Quand l'Ours évoque le grand Alain Bashung, il le fait forcément mieux que moi.
Alors, je lui laisse la (belle) parole ...






"Bœufs & Musqués" Expédition Dovrefjell/Smola (Norvège) Fev-2018

Nous sommes partis en février dernier de Grenoble, 2800 km de route pour rejoindre Dovrefjell et ses bœufs musqués (à skis) puis l’île de Smola et ses aigles. Une expédition riche en découvertes au milieu de paysages extraordinaires.

Pour la B.O, je tiens à remercier Satellite Jockey qui nous offre les super chansons de son dernier album "Modern life vol.2"



L'expé dans sa version courte (5min)


Mots d'émois (le livre)


Mots d'émois

...est désormais disponible en format poche ! Un joli cadeau "inspiré" à offrir ou à s'offrir.
Ce petit livre rassemble mes émotions en mots et en images.
Des textes courts - Des histoires (3 micro-nouvelles) - Des poèmes - Des photos en noir et blanc de mes impressions de voyages.

Wild Idea - Dan O'Brien


Wild Idea - Dan O'Brien

"Wild Idea" aurait pu être un magnifique conte écologique et humaniste. C'est bien mieux que ça ! Tout ici respire l'authenticité.


Dan O'Brien, est peut-être le seul type vivant capable de réconcilier un misanthrope (moi) avec l'humanité (vous, j'imagine). Je me lance rarement dans les éloges littéraires, mais Wild Idea est un livre qui vous donne envie de manger la vie comme on savoure un morceau de bison sauvage préparé avec amour. Avec tout le respect dû à la nature et à l'animal, avec gourmandise et enthousiasme, avec le sentiment que notre Monde peut encore exister en mêlant les voies de la passion à celles de la raison.

Des draps défaits


Des Draps Défaits

Le coup de fil avant le coup de sang,
Les gosses après l'école,
Les courses avant la maison,
Le biberon après la course,
Le bureau avant les comptes à rendre,
Le client après les heures de bureau,
La réunion de crise après la crise, 
La culpabilité avant que le glas ne sonne,
Et la peur après toute chose.

Triste sort que celui des amants qui n'ont pas le temps.


Photos tirées des "Amants" de Louis Malle

Modern Life vol​.​2 par Satellite Jockey

Le son, du bon son comme on les aime mais pas que le son. Je veux dire par là que "La vie moderne Vol.2" selon les Satellite Jockeys, ce sont des morceaux de musique ciselés, 11 chansons d'électro-pop à la légèreté acidulée et à consommer la tête dans les nuages.



Pour écouter et/ou se procurer l'album (à pas cher) c'est par-là !

https://satellitejockey.bandcamp.com/












Une lettre dans le jardin



Une lettre dans le jardin

Sur le fil brûlant des confidences qui nous lient,

Je troublerai l'ordre établi de mes pensées,


Dans ce jardin où tu es la fleur qui me lit,

Je donnerais tant pour renverser le sablier.


Je raviverai les flammes et je me ferai beau,


Je dirai mille caresses à glisser sous ta peau


Animé par l'espoir que tu les prennes au mot.


Et si je crains que ton silence ne soit trop fort,


Je rêve que tu me murmures "encore et encore".






La jeunesse de Staline



Le Jeune Staline
(Titre original : Young Stalin)
Simon Sebag Montefiore
Editions Calmann-Levy  - 2008
(Grand prix de la biographie politique 2008)

Bien sûr, on pourrait arguer que l'on connait déjà la suite et la fin de cette biographie, que le méchant a tous comptes faits, trop de sang sur les mains pour que l'on se penche sur sa jeunesse sans risquer une mansuétude mal venue. La tentation légitime serait de le laisser croupir dans la fosse aux monstres et… basta!
On aurait tort parce que c'est son histoire personnelle qui nous mène jusqu'à l'Histoire, parce qu'il nous faut découvrir le chemin pour éclairer le tableau, la tragédie, le mythe.
On aurait vraiment tort, parce que "le jeune Staline" est un bouquin tout bonnement, passionnant. "Le jeune Staline" est bien plus qu'une bio extrêmement fouillée, précise, forte de documents nouvellement exhumés des archives soviétiques. C'est bien plus que le roman vrai de la jeunesse d'un tyran. Simon Sebag Montefiore  délivre là, une œuvre littéraire foisonnante qui n'a rien du pensum savant-barbant, au point  qu'il devient difficile de lâcher le livre tant on est pris dans la folie ambiante de la pré-révolution Russe, épique époque à travers laquelle on suit pas à pas le parcours de la Brute et de ses truands.

De la raison en politique ne resterait-il que des cendres ?


La raison et les cendres


Facebook et les réseaux sociaux en général sont le théâtre de l'expression d'opinions politiques tout azimut. C'est devenu un champ de bataille (de massacre) un lieu de prosélytisme pour un parti ou un candidat. Je suis un vieux singe qui a du mal avec les avis toujours tranchés et sans nuance que je lis ici-bas depuis des mois. Comme si c'était noir ou blanc, les méchants contre les gentils. Comme si les programmes des uns et des autres étaient à pendre pour argent comptant. Comme si l'on avait rien retenu, rien appris de l'histoire politique des décennies passées. Prendre du recul, relativiser, être toujours dans le doute et la nuance parait hors de portée des thuriféraires de tel ou tel. Nombre de personnes qui me paraissaient autrefois dans la retenue et la réflexion frôlent l’hystérie dès lors qu'il s'agit de politique. à longueur de post je ne lis que la haine, l’opprobre et le bashing.
J'avoue que ça me désole au plus haut point, je ne dois pas être assez binaire pour tout jeter ou tout prendre. Je ne suis pas non plus un enfant que l'on nourrit de fables concoctées dans les arrières cuisines de droite ou de gauche ou d'ailleurs. Je sais respecter les opinions à partir du moment où on ne veut pas me les faire passer pour des vérités intangibles. D'ailleurs, j'ai pris autrefois une carte dans un parti politique, pour voir et pour être "utile", éventuellement. Je n'ai trouvé qu'une bande de moutons décérébrés qui marchaient comme un seul homme derrière le prêt-à-penser distillé par une chapelle ou une autre. Pas question de mettre en doute la bonne parole, de donner (ne serait-ce qu'une fois) raison à l'"ennemi" et cela même à l'intérieur du même parti. J'ai tenu 3 semaines.
Pour autant, je vais voter comme toujours parce que c'est à la fois mon droit et mon devoir. 

Mais vous n'aurez pas la couleur de ma voix, car je ne veux pas alimenter la rivière d'invectives qui me fait parfois douter de notre société...avancée.